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lundi 3 juin 2019

Pontru dévasté. Lamentable. 3 juin 1919. N°313.

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 Département de l'Aisne
Arrondissement de Saint-Quentin
Canton de Vermand
Commune de Pontru

Pontru, le 3 juin 1919

À Monsieur Chassaing,
député, à Paris

Monsieur,

Nous voici de retour dans nos régions dévastées. Nous avons revu Pontru, ou plutôt l'emplacement de ce qui fut Pontru. C'est lamentable ! Plus une seule maison debout !

En ce moment une quarantaine d'habitants (hommes) sont rentrés et se construisent des abris.

Le baraquement destiné aux écoles et mairie doit arriver prochainement, et dès qu'il sera édifié, nous réintégrerons la commune. En attendant, nous habitons provisoirement

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P2 Saint-Quentin, où je reste à la disposition de Monsieur l'inspecteur primaire, toujours disposé favorablement à notre égard.

Jamais, Monsieur, nous n'oublierons toute la bienveillance que vous nous avez toujours témoignée, ni l'empressement avec lequel vous vous êtes constamment dépensé pour nous accorder généreusement votre précieux appui. Avec nos sincères remerciements veuillez agréer, Monsieur, la nouvelle expression de nos sentiments reconnaissants et dévoués.

(illisible) Venet
Instituteur de Pontru
30, rue Douchy,
Saint-Quentin (Aisne)

PS -dès le 8 avril, Monsieur inspecteur primaire de Saint-Quentin nous avait rappelé à notre poste à Pontru, mais les formalités étaient longues dans les bureaux des préfectures : c'est pourquoi nous avons eu recours à votre bienveillant concours.



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P3 deuxième lettre du 3 juin 1919.
De la même famille.
Et même adresse.
Monsieur, ne prenez pas pour de l'indifférence ce retard que j'apporte à vous donner de nos nouvelles. Depuis le 17 mai nous sommes arrivés à St Quentin: voilà deux jours seulement que nous avons trouvé un logement à peu près confortable.

Nous étions chez des amis, voilà pourquoi j'ai tant tardé à vous écrire étant dans l'impossibilité de vous donner une adresse exacte. Comme vous devez vous en douter, la

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P4 ville est dans un piteux état. Pas une maison on est intacte. Tout a été démoli systématiquement. C'est la 10 Descrues Sion c'est la destruction complète. Malgré tout 15 000 personnes sont déjà rentré. Mais parents sont allés à Pontru. Là, il ne reste plus rien de ce que fut notre cher village : on n'y voit que des amoncellement de pierre et c'est tout. Mais parents n'ont retrouvé rien de ce qui nous appartenait. Les bouchons fouiller dans le tas de pierres qui laissait deviner l'ancien emplacement de la maison, mais ce fut peine inutile. On construit quelques baraquements. Celui de l'école ne va pas tarder à arriver. Mes parents retournerons là-bas ; j'espère comme je vous ai déjà dit, être nommé à Saint-Quentin, en octobre, où mon mari trouvera un emploi soit

P5 dans une banque, ou au bureau de l'hôtel de ville.

Nous aurions bien voulu nous arrêter à Paris. Nous désirons tant vous voir ! Mais, en notre qualité de réfugié, notre temps était limitée. Mon père a vu monsieur le Docteur Darriel (nom incertain) qui lui a dit de continuer le même traitement. L'état reste toujours le même ! Monsieur le docteur Darriel (toujours incenrtai) conseille à mon mari de se rendre à l'hôpital La Riboisière (écristainssi) où il verra un spécialiste pour les reins et la vessie. Nous pensons nous rendre à Paris vers le 12 de ce mois et nous serons heureux d'aller vous voir. Ma sœur et mon beau-frère sont toujours fatigués. Mon beau-frère a reçu l'ordre de l'académie du Nord et de faire tourner dans la circonscription de Douai ou il enseigneait avant la guerre. Malgré la joie bien légitime que j'ai éprouvée à respirer l'air du                                                                      pays natal je serai heureuse de retourner à chaque vacances à Marat où nous avons passé de si bons moments; le mois d'août prochain me procurera ce plaisir.
J'espère, Monsieur, que vous continuerez comme par le passé à nous donner de vos nouvelles. Ne sommes-nous pas compatriotes maintenant ? Jamais nous ne pourrons oublier le bien que vous nous avez donné avec une telle largesse ! C'est très souvent que nous causons de vous en famille.

Laissez-moi vous remercier encore pour l'empressement que vous avez mis à nous donner satisfaction en vue de notre retour.

Je me joins à mes parents et avant pour vous envoyer l'assurance de mes sentiments reconnaissants et dévoués.

Signé Jenny Dutrix (nom incertain)
                           
                             
P6
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vendredi 23 novembre 2018

Un blessé raconte. 22 novembre 1918. N° 292

22 novembre 1918.
Lettre pas encore numérisée par les Archives du Puy-de-Dôme car trouvée en été 2018.

P 1
Transcription telle quelle
P 1
 Versailles le 22/11/1918

r

R

Cher Député

Vous m'excuserez de toujours venir vous déranger. Voilà la situation que je suis il y a 15 jours que je suis a Versailles on ma envoyez devant le chirurgien. Et il a reconnut que je pouvait pas faire de l'automobile avec la plaque que j'ai sur le ventre il m'a proposer pour changement d'Armes.D.C.A. contre avion :

 Mais ca c'était le 13 courant J'attant toujours et je voit rien venir Je va faire comme les autres attendre

Maintenant j'ai autre chose a vous demander depuis 1914 que mon Moulin et scie c'est fermez. Que j'ai beaucoup de choses qui ce sont pourrit et pour les remplacer cest honteux les prix. ce pendant si je veux gagner ma vie je serait obligée si ca vous était possible me faire indemniser par l'État

P 2
P2
Que mandet Vous
Cher député au sujet de ma Blessure
Gecon envera comme ça. Avec 22 centimètr.
de plaie dans la ligne péragastie
...ill la cuisse gauche traversser par la mêmeBale. Puisque il reconnaisse que je suis pas bon à faire un automobiliste.

 Les rhumatismes ce porte dessus et je souffre

En attendant Votre Réponse
Recevez M Chassaing Mes sincère Civilité

L Guillot

Adresse      Guillot Mathieu Louis. T. P.
(550) Peloton. R. a Versailles




vendredi 1 décembre 2017

Lettre du cru! Cher époux. 1er déc 1917. N° 240

P 1 et P 2
Cette lettre ne s'adresse pas au Dr Chassaing.
1er Décembre 1917.
 Accompagné d'un 1er essai de transcription. 
Fautes plus ou moins respectées

p 1

Mon bien cher épou
Je réponds à ton aimable lettre que j'ai reçu hier au soir don J'attends avec impatience car tu parles du cafard à cette… semaine alors je l'ai vu le cafard les premier jour j'avais le cafard du mauvais temps que je viser ... que tu avais froid pour venir et j'avais même pensé que y aller te faire  chercher à…  tu sais lundi il ne faisait pas beau toute la journée; toute la journée il a neigé et une tourmente terrible. Louise a voulu s'en aller… Après-midi car son frère est ici… Le mardi il a tombé aussi un peu une… Le soir il… Un peu. Je commence à prendre courage. Le mercredi j'ai reçu la lettre de Mourallier qui m'a fini de mettre le cafard à une allure ! Ça n'allait plus du tout car il ne me disait pas si tu étais plus malade.… Pourquoi content mettez à l'hôpital ; alors tout de suite j'ai dit : il est plus fatigué. On ne me le dit pas. Alors là-dessus tu parles si je man






p 2

P2
suis formé des idées noires…
J'ai examiné la dessus et hier j'attendais le facteur avec impatience. Je ne pouvais rien faire ni rester assise, rien. Je ne trouvais pas de place qui puisse me tenir. Le facteur est bien venu, mais pas de lettre de toi. Une du cousin des ~Prayes qui est parti depuis dimanche pour Salonique. Enfin il a fallu étonné et attendre aujourd'hui… Mais je n'attends plus ce soir téléphoner à Burah lié mais ça m'a…… Un peu mais j'aurais bien mieux aimé que ce soit toi non pas la lettre ; tu as dû être plus fatigué… Mais tu ne me le diras pas, tu feras que comme tu fais : tu me diras que des mensonges.
Tu sais dis-moi la vérité et si on te donne des médicaments prend-les, C'est que tu en as besoin. Chérie. Tu devrais tu devais m'en vouloir quand tu as vu qu'on te gardait car moi je te l'avais dit ; enfin, je ne faisais pas ça pour faire mal, au contraire,, j'aimerais que tu sois toujours auprès de nous mais hélasse ce que j'ai bien regretté c'est dire que





P 3 et P 4





p 3
Page trois
tu j'étais parti huit jours à l'avance à je te disais si il avait deviné et les aurait passé les bijoux au chaud ; ah ! Que je les regrette et je te plains toujours aller à la misère huit jours à l'avance, enfin c'est toujours bien malheureux et triste, mais c'est que je te recommande de me dire la vérité si tu es plus malade ou si c'est que toujours la même mais il… Enfin mon cher petit tu ne voulais pas m'écouter dimanche ; si tu avais pris ce que je voulais te donner aujourd'hui, aujourd'hui tu le mangerai. Cher époux cher ne te néglige pas ;… Toi si tu as besoin de quelque chose fais-le envoyer par la Marimont rallier ; soigne-toi autant que tu pourras et si tu veux quelque chose dis-moi le ; tu n'as pas de… Aussi pas de chemise pour te changer Nibas, rien cher petit sur question je m'arrête ; je peux te dire que ça a amené univers de nouveau. ...;







p 4
P4
J'en ai pas amené et il y a de la neige dans le chemin cependant… La marque fera le veau et ça ne se pourrait bien que ça reste enfin on se décourage de se voir tout seul. Je n'ai pas beaucoup de temps avec tous ces cochons. Si je pouvais vendre c'est… ; Et la grosse niera pas à la Noël sans doute car elle commence à…
Cher époux hier notre petit vous a eu des coliques mais ça n'a pas eu de suite, enfin pour aujourd'hui je va m'arrêter sur cette question car je suis transporté ; ça m'a boucher un coin. Tu sais chéri pou, ta lettre va être mise à mon père c'est André Roche qui ira avec son mari et son postillons ; tu l'auras bientôt cher époux quand tu verras Marie Bourralie tu lui donneras le bonjour de ma part et je termine en te embrassant bien fort et je crois bien de te revoir un de ces jours.

En travers p 1 : cher époux… Tu vas être content de ta lettre, C'est un journal encore autre chose à te dire mais il est… Et… Aller se coucher.
Je va te mettre l'adresse du frère Claude ou 30 deuxième bataillon de chasseurs alpins deuxième compagnie secteur postal numéro 161. 

Réf 196J 44 vues 176 à 181

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